Horizon Saint-Gervais

Une pandémie inédite

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Chères Saint-Gervolaines, Chers Saint-Gervolains ,

Nous entrons désormais dans la troisième semaine de confinement, mais nous savons maintenant qu’il s’agit d’une pandémie mondiale d’une rare intensité. L’épidémie de coronavirus enferme près de la moitié de la planète, elle est la plus grave pandémie depuis la grippe espagnole de 1918. Elle frappe partout, l’Europe après l’Asie, le continent Américain et bientôt l’Afrique. Elle se montre particulièrement redoutable chez nous, en Italie d’abord, puis en Espagne et en France.

N'oublions pas qu’un des premiers cas détectés en France s’est produit dans le Val Montjoie, aux Contamines, à côté de chez nous. Il s’agissait d’une famille anglaise, dont le père de famille revenait de Singapour. La réaction de l’ensemble de nos autorités, de la ministre de la Santé jusqu’aux élus des Contamines, a été remarquable et a permis d’éviter des morts.


Sans que nous le sachions collectivement, la maladie a frappé Saint-Gervais ces dernières semaines. Un premier(?) cas est apparu à Saint-Nicolas, il y a déjà 3 semaines. Je vous avais informé, juste avant les élections, ayant été moi-même informé par des voisins, en vous recommandant de respecter les consignes de sécurité lors de cette journée de vote.
Je sais, toujours par le bouche à oreille, que l’épidémie s’est installée parmi nous depuis. Elle a probablement emporté nos premiers morts. Mon voisin, Bruno Martinet est décédé le 13 mars, d’un arrêt cardiaque, avec ou sans rapport avec le virus. Je voudrais lui rendre hommage aujourd’hui. Il a eu l’initiative et le courage de monter, avec sa femme Térésina, la librairie du Mont-Blanc, qui a apporté un supplément d’âme et de vie à notre commune. J’ai une pensée profondément émue pour eux deux, et pour leur famille.
Très récemment, un employé de l’hôtel Armancette a été retrouvé mort chez lui, plusieurs jours après son décès.

C’est terrible d’imaginer un tel niveau de solitude, alors que nous sommes tous confinés chez nous, si proches les uns des autres et pourtant trop éloignés.
Je pense que nous devons prendre régulièrement des nouvelles des uns et des autres, comme nous le faisons avec nos très proches. Un simple coup de fil, un mot via internet, peuvent apporter espoir et réconfort en ces temps difficiles.

Les prochains jours vont être cruciaux dans la lutte contre la pandémie. Alors pensons à nos voisins, à ceux que nous avions l’habitude de croiser régulièrement, et offrons-leur ce supplément d’humanité.
Je vous invite aussi à redoubler de prudence dans ces prochains jours et vous adresse toutes mes pensées.


Cyrille du Peloux


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